Carrefour et le WWF travaillent conjointement sur le chantier de la consommation responsable
En octobre dernier, le WWF et Carrefour annonçaient que le distributeur était le seul à proposer des produits en marque propre issus d’animaux nourris sans OGM : le résultat d’un travail conjoint de plus de 10 ans. Carrefour est en effet le premier partenaire privé du WWF. D’abord associés dès 1998 autour des enjeux de protection des forêts, puis dans l’abandon des sacs de caisse jetables, ils œuvrent désormais conjointement dans ce que le WWF appelle le « chantier » de la consommation responsable.
La démarche d’achat responsable est apparue concrètement chez Carrefour en 2006, lorsque, en collaboration avec le WWF, le distributeur décide de remplacer le teck d’Indonésie, en voie d’extinction et dont la culture est extrêmement néfaste, par l’amburama dans le procédé de fabrication du mobilier de jardin. Il s’agit de privilégier les espèces de bois venant de forêts certifiées FSC (Forest Stewardship Council). Aujourd’hui, plus de 70 produits Carrefour AGIR Éco Planète labélisés FSC sont ainsi commercialisés dans plusieurs pays.

Aujourd’hui, Carrefour s’est engagé avec le WWF sur différents chantiers :
- Pêche durable : avec l’aide du WWF, Carrefour a entrepris de référencer des produits assurant une gestion durable (certificat MSC). Certaines espèces en voie de disparition comme le thon rouge de Méditerranée ont été retirées des rayons et des démarches auprès des pêcheries ont été entreprises pour améliorer leurs performances environnementales. Aujourd’hui, 5 références de poisson frais ne sont plus commercialisées, 32 références en frais et surgelé sont certifiées MSC.
- Gestion durable des cultures d’huile de palme et de soja : le groupe s’est engagé à remplacer petit à petit l’huile de palme, dont la culture ravage des écosystèmes en Malaisie et en Indonésie, par de l’huile certifiée. Aujourd’hui, toute l’huile utilisée par Carrefour est certifiée « Greenpalm ».
- Pesticides : Carrefour s’engage à remplacer les produits contenant les pesticides, dont la dangerosité est avérée, par des produits plus responsables.
- Papier : en réduisant le grammage de ses publications et en s’assurant que le bois d’origine est géré durablement, Carrefour tente de réduire l’impact environnemental de ses impressions. 64% des papiers imprimés sont recyclés ou labélisés FSC.
- Les partenaires ont surtout mis en place une démarche globale d’achats responsables, en soumettant les fournisseurs à un outil d’auto-diagnostic puis en proposant des pistes d’amélioration. Plus de 1000 fournisseurs se sont ainsi déjà impliqués dans la démarche environnementale.
La démarche a aussi été étendue au consommateur final. Le 31 Mars 2007, Carrefour, Tetra Pack et le WWF publiaient le « Petit guide des achats responsables », un guide qui recense les différents labels et oriente les consommateurs vers les poissons les moins menacés. Distribué dans l’ensemble des magasins de l’hexagone en 250 000 exemplaires, l’opération avait pour but de sensibiliser les consommateurs qui au final, détiennent la décision d’achat.
Cet accord entre le WWF et Carrefour est un des plus anciens de ce type. Il est surtout la preuve qu’une démarche environnementale bien pilotée peut être créatrice de valeur pour les entreprises. Carrefour a ainsi pu profiter des conseils et de l’expertise du WWF pour identifier, hiérarchiser puis gérer les différents enjeux liés au développement durable.
A l’inverse, l’ONG, consciente que l’évolution des mentalités passe par une intégration des problématiques environnementales au sein de l’entreprise, peut profiter du distributeur pour étendre son message et toucher un public plus large.
Dans le même temps, Carrefour continue de son côté d’expérimenter des outils pour favoriser la démarche d’achats responsables, laissant ainsi le choix aux consommateurs de sélectionner les entreprises à partir de critères RSE. Le distributeur participera à partir de Juillet 2011 à l’expérimentation nationale sur l’affichage environnemental. Près de 170 entreprises afficheront l’impact de leurs produits sur l’écosystème pour en informer le consommateur et lui offrir un nouveau critère de sélection. Une démarche qui pourrait bien devenir obligatoire dès 2012, et pour laquelle ces entreprises auront déjà pris un temps d’avance.




Progressons avec les ONG : Carrefour et le WWF 



