La norme ISO 26000 a été votée le 1er novembre 2010.
Pierre Giraud, membre de la Commission AFNOR DDRS (Développement durable - responsabilité sociétal) et consultant Senior chez Greenflex participe de manière active aux groupes de travail AFNOR de mise en application de la norme, à savoir « le GT méthodologie de mise en oeuvre de l'ISO 26000 » et « le GT Déploiement Crédibilité »
Qu’est ce que la Commission AFNOR DDRS ?
La Commission de Normalisation "Développement durable - Responsabilité sociétale" a pour mission d'organiser le suivi et la participation française aux travaux ISO pour l'élaboration de l'ISO 26000.
La publication le 1er novembre a clos un processus de plus de 5 ans engagé au niveau international par l’organisme ISO. Ce sont 99 pays, 42 organisations internationales et des centaines d’experts qui ont travaillé sur le sujet. La délégation française a particulièrement nourrit la réflexion en capitalisant notamment sur son expérience acquise lors de la rédaction et la mise en œuvre du guide SD 21 000*.
Qu’est ce que ISO 26000 ?
L’ISO 26 000 a pour objectif de définir et de clarifier le concept de responsabilité sociétale et de le rendre applicable à tout type d’organisation (entreprises, collectivités territoriales, associations...), quelle que soit sa taille ou sa localisation.
Cette norme donne une définition unique et universelle de la RS et de son articulation avec le Développement durable. Par RS nous entendons la responsabilité d’une organisation vis à vis des impacts de ses décisions et de ses activités sur la société et sur l’environnement
L’ISO 26 000 ne remplace pas les autres normes et n’est pas une norme de système de management. Il s’agit d’une nouvelle génération de norme portant sur les engagements, un cadre de référence qui redéfinit les modèles gouvernance de nos organisations. Elle n’est donc pas certifiable.
Quels sont les enjeux de l’ISO 26000 ?
C’est un changement réel de paradigme. L’objet étant d’intégrer les parties prenantes, qu’elles soient internes ou externes à l’organisation dans les processus décisionnels et les principes de gouvernance. C’est l’un des apports importants de la norme ISO 26000. Nous avons d’ailleurs développé chez Greenflex une méthodologie ad hoc qui intègre ces principes de l’ISO 26000.
Quel intérêt pour les entreprises ? Qu’est ce que ça leur apporte ?
La responsabilité sociétale est une démarche qui s’inscrit dans une recherche de performance globale de l’organisation. C’est un facteur réel de compétitivité assurant une meilleure gestion des risques, une meilleure cohésion sociale, la fiabilité des transactions et ouvrant vers de nouvelles perspectives. C’est un immense chantier qui se présente pour les entreprises : apprendre à dialoguer avec les parties prenantes n’est pas aisé. Nous-mêmes chez Greenflex connaissons la difficulté de l’exercice pour les partenariats ONG-Entreprises : les appréhensions sont nombreuses mais les échanges sont souvent vecteurs de nouvelles opportunités et de valeur ajoutée pour les acteurs qui comprennent mieux leurs enjeux réciproques.
Quelle sont les prochaines étapes ?
Au niveau national, la 2ème édition des états généraux de la Responsabilité Sociétale qui se tient le 7 décembre 2010 sera consacrée à l’ISO 26 000. Au niveau de Greenflex, nous organisons début 2011 un séminaire de sensibilisation et formation à l’ISO 26 000. Tant au niveau national que chez Greenflex, il faut se mettre à l’heure de l’ISO 26000 !
*Guide pour la prise compte du développement durable dans l’entreprise, publié par l’AFNOR en mai 2003.




Pierre Giraud, membre de la Commission AFNOR DDRS 



