Dans une étude statistiques du mois de septembre, l’Insee montre que l’application du bonus malus écologique – mesure phare du Grenelle de l’environnement – contribue aux émissions de CO2 : les voitures roulent plus et sont plus nombreuses.
Grâce à ce dispositif, l’acquéreur d’une voiture moins polluante reçoit un bonus. A contrario, celui d’un véhicule polluant doit payer un malus.
L’étude met en lumière deux effets pervers au dispositif :
- Les acheteurs ont acheté des voitures moins polluantes, mais ils ont été plus nombreux. La production et la circulation de ces nouveaux véhicules a augmenté le niveau des émissions de CO2.
- Par ailleurs, l’utilisateur, pensant moins polluer, a voyagé plus loin, plus longtemps. Les économies de CO2 qui auraient pu être réalisées n’ont donc pas vu le jour.
L’étude, elle, conclut sur l’efficacité du dispositif – des incitations financières réussies – mais sur la nécessité de les calibrer « avec attention ».
En savoir plus sur l'étude INSEE "The Environmental Effect of Green Taxation: the Case of the French “Bonus/Malus”







